Le 11 janvier dernier Emmanuel Macron présentait les grandes lignes de sa stratégie de lutte contre l’endométriose. Hier le 14 février, jour de la Saint-Valentin, le gouvernement a détaillé cette nouvelle stratégie.

Une femme sur dix, soit potentiellement 2,5 millions de personnes pourraient être touchées par l’endométriose en France. Cette maladie inflammatoire chronique de l’appareil génital féminin est la première cause d’infertilité en France où 40% des femmes atteintes ont des troubles de la fertilité et où 50% des femmes infertiles ont de l’endométriose.

Les causes de l’endométriose sont encore mal connues, mais la maladie est caractérisée par la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Ces derniers peuvent ainsi être présents dans les trompes, sur les ovaires, au niveau des intestins ou même de la vessie. —Bien qu’ayant migré hors de l’utérus, ces tissus gardent leur sensibilité aux œstrogènes, se développent et saignent au fur et à mesure des cycles.

Schéma du ministère des solidarités et de la santé sur sa page dédiée à l’endométriose

L’endométriose est une maladie multifactorielle. Plusieurs facteurs peuvent se combiner, comme par exemple des prédispositions génétiques et des facteurs environnementaux, hormonaux et physiologiques liés aux menstruations comme par exemple le reflux d’une partie des menstruations dans les trompes utérines.

Aujourd’hui plusieurs théories existent pour tenter d’expliquer la genèse de l’endométriose :

  • Théorie de l’implantation. C’est cette notion de flux rétrograde que je mentionne plus haut
  • Théorie métaplasique avec la transformation de l’épithélium cœlomique en tissu endométrial
  • Théorie de l’induction ou des cellules péritonéales indifférenciées se transformeraient en tissu endométrial.

A ces théories pourraient s’associer d’autres facteurs comme par exemple :

  • Facteurs génétiques : histoire familiale, mutations et polymorphismes génétiques
  • Médiateurs inflammatoires : cytokines, prostaglandines PGE2, PGF2α
  • Stress oxydatif avec l’augmentation de la production de radicaux libres et la baisse des anti-oxydants
  • Déséquilibres hormonaux : hyper-œstrogénie, résistance à la progestérone
  • Mauvaise réponse du système immunitaire qui ne détecterait pas ces cellules en dehors de leur lieux d’origine
  • Angiogenèse, vasculogenèse (VEGF)
  • Molécules d’adhésion cellulaire (ICAM, VCAM)
  • Métalloprotéinases matricielles (MMP)
  • Perturbateurs endocriniens : dioxines, PCB, pesticides, plastifiants…

Néanmoins c’est encore une maladie mal repérée, avec une prise en charge insuffisamment coordonnée, entrainant souvent un retard de diagnostic et une errance des femmes pendant en moyenne 7 ans. Elle nécessite pourtant une prise en charge globale et précoce car elle peut avoir un retentissement important lorsqu’elle entraîne une altération du fonctionnement d’un organe (douleurs récurrentes, infertilité).

Lundi 14 février le gouvernement a donc présenté plus en détails les grands axes de cette nouvelle stratégie de lutte contre l’endométriose avec comme objectifs de mieux connaître, diagnostiquer et prendre en charge la maladie :

  • Création, d’ici 2023, de filières territoriales dédiées à l’endométriose dans chaque région pour « informer les citoyens, former les professionnels, diagnostiquer l’endométriose, annoncer ce diagnostic » et « organiser la prise en charge personnalisée de chaque patiente en conséquence » a indiqué de Ministre de la santé. Des centres régionaux pour les formes les plus graves de la maladie doivent également voir le jour.
  • Amélioration de la prise en charge financière, même si pour le moment l’endométriose ne fait pas partie des affections de longue durée prise en charge par l’assurance maladie alors que l’assemblée nationale avait voté un texte en ce sens le 13 janvier 2022.
  • Développement de la recherche scientifique avec 20 millions d’euros sur 5 ans…
  • Information, avec la formation des professionnels de santé à mieux reconnaître cette pathologie et son inclusion dans les cursus de formation initiale et dans la formation continue gratuite.

En attendant ces évolutions, la naturopathie propose déjà de nombreuses solutions en complément d’une prise en charge médicale si elle est déjà présente.

Dans mes consultations je vais ainsi proposer d’agir sur :

  • —L’hygiène alimentaire, qui est essentielle, avec la mise en place d’une alimentation hypotoxique pour : —diminuer l’inflammation et la prolifération cellulaire, —réguler les hormones via la détoxification hépatique, diminuer l’exposition aux perturbateurs endocriniens ,—réduire les troubles digestifs —et lutter contre le stress oxydatif
  • Les hygiènes émotionnelle et physique pour permettre une meilleure gestion du stress, de l’anxiété et de la douleurs
  • L’hygiène émonctorielle pour faciliter les éliminations, en particulier des hormones et des déchets métaboliques qui augmentent le stress oxydatif
  • D’autres outils comme les plantes médicinales, la micro-nutrition et les techniques réflexes comme l’auriculothérapie et la réflexologie plantaire.

Si vous avez de l’endométriose, ou d’autres troubles gynécologiques, ou souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter ou à prendre rendez-vous pour un bilan naturopathique à mon cabinet de Francheville ou en téléconsultation en visio.


Sources :

Ministère des solidarités et de la santé mars 2021

Journal Le Monde du 14 février 2022, du 13 janvier 2022 et du 11 janvier 2022

L’alimentation ANTI-Endométriose, de Fabien Piasco, Ed. Piasco Fabien, mars 2021

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